Prix Sport Etudes : L’immigration sportive au centre des débats

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La 1ère édition du Prix Sport Etudes a été lancée le vendredi 9 novembre 2018 à Abidjan. Avant les récompenses initiées par Diabaté Abdoulaye, promoteur de LMS, encadreurs et jeunes footballeurs ont été édifiés par une poignée de panelistes au sujet des dangers de l’immigration précoce.

« Football d’accord, mais Ecole d’abord ». Un concept qui rythme les actions de LMS qui veut limiter l’exode de talents sportifs et au-delà. Ce vendredi 9 novembre 2018 marque le clou d’une vaste campagne de sensibilisation en milieu footballistique. Mais aussi l’occasion de récompenser les centres de formation qui auront compris  mais aussi mis en pratique les préceptes de la formation totale, footballeur mais aussi homme.

 « Nous voulons encourager ceux qui ont compris le message du sport à travers les études avec cette 1ere édition du Prix Sport Études. C’est aussi un cri de cœur parce que nos jeunes meurent dans le désert, dans les océans et surtout un cri de cœur parce que nos jeunes abandonnent l’école pour le sport, pour le football », a déclaré Diabaté Abdoulaye. Dans ses pas Mme Rosalind Brown, responsable d’une maison d’assurance partenaire de l’événement n’a pas dit le contraire. Pour elle, « l’éducation c’est l’avenir. On peut aimer le football mais si on se concentre sur l’école il y aura beaucoup plus d’opportunités. Il nous faut réorienter les aspirations des jeunes pour qu’ils aient une vision plus large pour réduire au maximum les risques de démembrement du tissu social ».

De quoi introduire les voix les plus attendues à ce panel. Il s’agit d’Adjovi Boco, responsable du Centre Diambars, et de Pape Diouf, ex-président de l’Olympique de Marseille et actuel consultant sportif. L’ex-international béninois a, face aux participants, balayé en quelques phrases le projet Diambars. « Le modèle Diambar est basé sur l’école. Pour comprendre le football l’éducation et l’instruction sont des clés nécessaires. Et nous œuvrons pour offrir ces clés à nos pensionnaires. Pour ce qui est de l’immigration l’école seule ne pourra pas résoudre les problèmes. Tant qu’il n’y aura pas d’emplois nos enfants partiront », a assuré Adjovi Boco qui a fait place à l’expert sénégalais, beaucoup plus incisif.

“Lier le foot à l’immigration clandestine, c’est impropre“

« Avant tous les grands joueurs étaient des élèves, des collégiens, des lycéens,… Le football était ludique.  Maintenant le football est devenu une affaire de gros sous. Mais de là, à lier le football à l’immigration clandestine, c’est impropre. L’immigration est l’aveu des échecs patents des gouvernants africains.  S’il y a immigration, ce n’est pas la faute des enfants qui ne sont pas allés à l’école. Non ! 

Il faut aussi parler de la faillite du système éducatif», assené Pape Diouf qui s’en est pris directement au représentant du ministère de l’Intégration et des Ivoiriens de l’extérieur, Dr Moussa Sanogo, à ce sujet. « Je suis désolé d’entendre Dr Moussa Sanogo du Ministère de l’Intégration et des Ivoiriens de l’Extérieur dire qu’il y a du boulot pour les jeunes. Si les jeunes partent, c’est parce qu’il n’y a pas de perspective pour eux ». Des perspectives que le Dr Sanogo au nom du gouvernement a promis élargir pour le bonheur de le jeunesse sportive ivoirienne.

A noter que la 1ère édition du Prix Sport Etudes fut parrainée par Asalfo, lead vocal du groupe Magic System, qui était représenté par le responsable de la Fondation Magic System.

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